06 mars 2007
Libre idée
Il faut que je peigne avec des mots, avant que l'idée ne s'échappe.
Ill faut que je lui construise une petite prison, bien de verre, bien fermée, pour que jamais elle ne s'échappe.
Il faut que je la traumatise, ma petite idée bien à moi, que je lui fasse dire ses tripes, cracher ses vérités.
Sinon, elle s'en ira en voir d'autres, et fleurir sous d'autres balcons, et je ne le supporterais pas.
Elle va mourir, cette petite idée, si jamais elle fait ça.
Je ne la laisserai pas. Elle a besoin de moi, sinon pourquoi elle serait là.
Et puis pourquoi maintenant elle fait la dure, pourquoi elle me menace de me quitter?
Je ne la laisserai pas. Elle veut être crue, elle veut être dure, elle veut la cruauté. Je ne lui pardonnerai pas.
Je préfère m'abstenir de penser, plutôt que la laisser s'évader. Plutôt ne plus jamais penser, plutôt que de la voir libre égayée.
Dans un jardin sans moi, je préfère la couper plutôt que la laisser.
Cette fleur s'est ruinée, parce-qu'un jour s'est posée. Puissent d'autres pissenlits voguer éternellement, sans jamais se fixer, car les idées des hommes enferment bien souvent d'autres préjugés. On catégorise trop, on réfléchit trop, et la belle idée s'est fanée. Les prisons avancent à coup de grandes idées. Les plus belles définitions sont celles qui n'ont pas de limites.
On retranche toujours quelque chose de trop, quand on veut absolument penser.
Commentaires
ce commentaire est pour toutes tes poésies, elles sont vraiment magnifiques, félicitation, y a rien d autre a dire, tu écris trés bien =^.^=
ouai c'est vrai fab, t'as vraiment du talent ^^ .
c'est moi popeyette le marin !!
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