The World Is A Beautiful Place

On verra bien... :/: We shall see...

04 novembre 2008

Ta chair devient curieuse, violette rose et crue :/: Your flesh's becoming weird, violet rose-pink and raw

Ceci est un début. La phrase à ne pas lire. Du moins, jusqu'à présent. Peut-être cela change ; je suis versatile. Du moins, je l'étais. Un paragraphe après l'autre, vous allez découvrir qui je maudis. Je sens presque vos mains sur ma reliure de cuir. Piquetée. Dévorée par les insectes qui habitent ces lieux. Je suis vieux. Le temps passe si vite. Qui que vous soyez, vous avez trouvé. Prenez votre respiration, battez de votre coeur, fouettez votre sang, autant que j'en ai versé par ces anciennes années. Regardez la couleur de ma pierre. Sertie au centre de la couverture. Dans son écrin de cuivre, remarquez ses reflets. Maintenant que vous savez. Prenez ma page suivante.
[...]
Vous revoilà. Sachez que dans les phrases suivantes, une seule vous donnera le nombre de pages à passer pour lire la suite. Cette phrase contiendra le nom de ma pierre. La reine passée vola le roi, qu'elle trompa 26 fois, et perdit amant, richesses et vie. Le roi masochiste contempla chacun des 7 jours qui suivirent, les traces de sang de sa belle sur le parvis du palais. Sa fille renouvella sa supplique : laisser le corps de sa défunte mère reposer en paix, dans le tombeau qui accueille la famille depuis 13 générations. Au lieu de ça, en 9 endroits du palais, étaient exposés les morceaux de l'altesse mise en pièces, exhibition morbide, maigres naturistes profanés et éparpillés. Momifiés. La métisse terrifiée qui servait le roi, à genoux, lui murmurait l'avancée des préparateurs : plus que 5 jours avant que tout soit embaumé. Le jour final arriva, soleil blafard, lumière crue, ubiquité de ce sentiment triste : partout dans le palais, ses 4 ailes, le malaise. L'ombre de l'être tant aimée rôdait et planait sur les âmes, malgré les 8 prêtres préparateurs qui assemblaient la reine désarticulée. Le roi avait à nouveau sa reine, sa peine muée en folie. Belle, et éternellement fidèle.
[...][...][...][...][...]
Tu as trouvé. Maintenant, moi Grimoire de Folie, je vais te révéler, ô grand jour et Voyageur imprudent, ce pour quoi tu as réveillé Montagne et Fureur, Labyrinthe et Monstre.
Le secret de ton terrible périple, est celui-ci :
Les cliquetis que tu entends à présent récompensent l'évolution de l'espèce humaine, vont privilégier la plus grande intelligence future de tous, grâce à tes efforts, tu as su te montrer digne d'être le maillon vivant de cette constante amélioration de tous. Tu cries. Ces pointes et lames qui déchirent ta chair sont notre récompense à nous, à tous. Cette pièce hérissée qui se referme sur toi, pointant ton indélicate erreur, écrase avec envergure les gènes qui déméritent génération après génération. Verte est ma précieuse, violette tu l'as crue. Ta chair devient curieuse, violette rose et crue. Ces crocs d'acier perforent ta peau, les grondements chantent dans ce mécanisme, en un hymne à ton daltonisme.

[Le vent tourne encore 3 pages de ce livre...un corps gît, incapable de lire ce qui suit, car vidé de son sang:]

Tu as trouvé. Tes yeux, sans l'ombre d'un doute verts, ne t'ont pas dupé. Apprends à présent à leur accorder ta confiance en toute occasion. Ils sont ton sang. Ils sont ton héritage. Car maintenant, moi Grimoire de Folie, je vais te révéler, ô grand jour et Voyageur imprudent, ce pour quoi tu as réveillé Montagne et Fureur, Labyrinthe et Monstre.
Le secret de ton terrible périple, est celui-ci :
Emeraude était le nom de notre défunte reine. La première des pierres sur Terre à avoir eu le Feu Sacré dans son sein. Allaités au sang divin, ses descendants servirent une seule cause : protéger la lignée d'Ezmaelia, la fille de notre reine, et punir les enfants des autres lits du roi maudit. Ce secret enfoui dans la Montagne est à présent le tien, descendant digne des gènes premiers. Sache une chose : ces fils et filles du roi maudit ont en commun la confusion et la folie. La distinction des couleurs leur est interdite, d'une manière qui varie pour chacun d'eux. Prends-moi avec toi. Tu apprendras à poursuivre cette chasse en-dehors de ce lieu. Tu es le Premier. Celui qu'on appellera : le Chasseur de Sang.

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Posté par _Ambivalence_ à 04:10 - Nouvelles :/: Short stories, Essays & Novellas - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 novembre 2008

Pour une presse humanime :/: In favor of a humanimous press

Presse féminine, presse masculine.. pourquoi cette distinction après tout ?

"ni féminin ni masculin juste humain"

Posté par _Ambivalence_ à 04:51 - Pensées :/: Fragmentary thoughts - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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